Comment traiter un mur humide sur Brest ?

Il est essentiel de savoir comment traiter l’humidité lorsque l’on habite en Bretagne. L’humidité peut endommager bien plus que l’apparence d’un bâtiment. Elle peut entraîner la détérioration du plâtre et de la maçonnerie, favoriser la pourriture du bois et créer des conditions insalubres pour les occupants.

L’humidité peut entraîner l’apparition de certains champignons (comme la mérule) et insectes dangereux (insectes xylophages car mangeurs de bois comme la vrillette ou le capricorne) pour vous mais aussi pour votre habitation.

Malheureusement, les traitements inappropriés de l’humidité causent souvent plus de dommages aux bâtiments anciens que des siècles de dégradation.

La confiance excessive dans les humidimètres électriques, hygromètres, entraîne souvent des dépenses et des dommages inutiles en raison de l’installation rétrospective dans les murs de barrières anti-humidité horizontales (couches anti-humidité ou CPH). De même, les dommages causés par les solutions modernes qui visent à sceller les vieux murs plutôt qu’à améliorer leur capacité à respirer sont sous-estimés. Une appréciation de la manière dont la construction de base des bâtiments anciens diffère de celle des bâtiments neufs vous aidera à éviter ces remèdes malavisés.

Faire respirer ses murs pour éviter la moisissure

reconnaître une mérule sur Brest
reconnaître une mérule sur Brest

Les bâtiments anciens doivent pouvoir respirer. Alors que les bâtiments modernes s’appuient sur un système de barrières pour empêcher l’eau d’entrer ainsi que l’éviction de tout pont thermique, les bâtiments antérieurs au milieu du 19e siècle sont généralement construits avec des matériaux absorbants qui permettent à l’humidité qui entre de s’évaporer. D’où de grands phénomènes de condensation que l’on peut observer assez fréquemment sur les fenêtres des maisons anciennes dans la région Brestoise lors de temps pluvieux et à forte hygrométrie dans la pièce.

Étant donné que la plupart des bâtiments anciens étaient construits avec des murs massifs sans couche d’étanchéité et qu’ils n’avaient pas de feutre de toiture à l’origine, la pluie ou l’humidité souterraine pouvait pénétrer. Cela ne signifiait pas pour autant que l’humidité était inévitable. Avant que le chauffage central ne devienne courant, la chaleur des feux ouverts faisait entrer de grandes quantités d’air par des fenêtres et des portes mal ajustées. Ce taux élevé de ventilation aurait rapidement évaporé l’humidité des surfaces internes perméables, tandis que le vent aurait séché les charpentes humides du toit ou les surfaces perméables des murs extérieurs.

Il s’est donc établi un équilibre dans lequel l’humidité absorbée est égale à celle qui s’évapore. Lors de la rénovation d’un bâtiment ancien, vous devez maintenir cet équilibre pour que le bâtiment fonctionne comme prévu et reste sec. De nombreux systèmes existent et sont adaptés à cette problématique comme la VMC ou la VMI.

Principales causes de l’humidité

Les principaux risques proviennent de :

Les mesures d’économie d’énergie qui réduisent la ventilation dans les bâtiments anciens, comme le double vitrage, augmentent l’humidité relative. L’humidité est également augmentée par les modes de vie modernes qui génèrent de grandes quantités de vapeur d’eau, provenant des bains, de la cuisine et du lavage. La condensation se produit sur toute surface située en dessous du point de rosée (c’est-à-dire la température à laquelle l’air saturé libère un surplus de vapeur d’eau).

Les toits, les cheminées, les parapets et les autres parties exposées d’un bâtiment sont les plus sensibles à la pénétration de la pluie, surtout lorsque l’accès pour l’entretien est difficile. Les jonctions dans les toits sont des points chauds potentiels, l’eau pouvant exploiter des solins en plomb défectueux, des filets de mortier, des faîtes ou des arêtiers.

Les nouveaux sols en béton ou les revêtements imperméables poussent également l’excès d’humidité vers la base des murs voisins (y compris les cheminées), où elle remonte par capillarité. Les couches anti-humidité n’étaient pas obligatoires dans les murs avant 1875, mais cela ne risque de devenir un problème que lorsque la respirabilité est compromise. En plus de l’humidité ascendante, l’humidité souterraine peut entraîner des problèmes lorsque le niveau du sol autour de votre bâtiment s’élève indûment.

Conseils pour le diagnostic de l’humidité

Inspectez votre toit par temps humide et venteux pour déterminer si une tache humide au plafond est due à une fuite du toit et/ou à de la condensation.

L’humidité pénétrante se manifeste généralement par des tâches bien définies après de fortes pluies sur les murs exposés au sud et à l’ouest. Il faut s’attendre à des infiltrations d’humidité par des fissures capillaires dans des joints ou des enduits modernes en ciment, durs et inadaptés. On parle alors de remontées capillaires, que l’on remarque aisément sur les murs extérieurs par l’humidité toujours présente. Il faudra alors engager des travaux professionnels pour l’assèchement des murs.

Vous pouvez également inspecter la plomberie et vous assurez qu’aucune fuite n’est apparente. Vous pouvez également comparer votre consommation d’eau avec votre facture pour en avoir le cœur net.

Brest est une ville humide à cause du temps propre à la Bretagne, particulièrement pluvieux, et elle comporte de nombreux bâtiments anciens qui souffrent de nos modes de vie modernes et deviennent de plus en plus humides. Il faut alors se pencher rapidement sur la question du traitement de l’humidité.

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